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EDVIGE, CRISTINA, ARDOISE : allons-nous nous laisser faire ? Qu’attendons nous ???

Publié samedi 30 août 2008
 
Les systèmes et lois contre les libertés individuelles sont de nouveau d’actualité...
En effet collecte, fichage, répression sont en grande augmentation. Avec la loi EDVIGE, et ce n’est que le début, ne leur laissons pas la possibilité de pouvoir disposer d’encore plus de nos libertés...

Marseille, Nancy ont déjà embrayé le pas, mais qu’attendons nous pour faire sauter ces lois et ces projets ?

Le nouveau "joujou" des policiers, EDVIGE ("Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale") est passé sous le silence de l été, sans vote du parlement ni même débats publique.

Le 27 juin 2008 notre tendre premier ministre ainsi que la ministre de l’intèrieur firent entrer en vigueur cette loi policière permettant le fichage des suspects (et même plus, des suspects suspectés d’être suspect... Il n’y a plus de limites dans le contrôle de nos jours...) , ainsi on peut aussi être fiché pour ses opinions religieuses, politiques, sa sexualité, ses origines ethniques, son appartenance syndicale et politique !!!
De plus, personne ne sera épargné puisque que dès l’âge de 13 ans vous serez susceptible d’être suspect, et donc hop ! Dans le fichier. Ceci s’intègre parfaitement dans la politique de Sarkozy qui considère que les actes sont programmés génetiquement et donc inéluctables. Ainsi je le cite « On naît pédophile » ou encore « Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année [...] parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable ».

Mais malheuresement ceci n’est pas le pire. Comme à son habitude le gouvernement aime préparer le terrain afin que le cheval de Troie rentre tranquillement, sans houle ni contrariétée, dans notre quotidien.

En effet vient ensuite deux autres projets de lois que sont CRISTINA (Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts Nationaux) et ARDOISE .

Malgré l’absence d’informations relayées dans les mass-médias, il existe trois cent vingt-huit associations, syndicats et partis politiques qui ont signé l’appel pour obtenir l’abandon du fichier de police baptisé Edvige. Il y a entre autre la branche française d’Amnesty International, et même la CFDT ainsi que FO qui a posé un recour devant le Conseil d’État.

Certes, ce n’est pas suffisant ! Il en va de nos libertés ! Il est important de nous défendre nous-mêmes et de nous faire entendre...

Ainsi nous en appellons à Rebellyon afin permettre l’information pour que s’organise une manisfestation générale, qui ne toucherait pas seulement les étudiants mais toutes et tous, puisque nous sommes dans le même sac... C’est ainsi que le gouvernement aime à nous stigmatiser.

Unité contre le fichage !

Égalité entre TOUS les humains

Ne nous laisons pas bouffer par ceux qui mangent déjà trop !


Forum

  • EDVIGE, CRISTINA, ARDOISE : allons-nous nous laisser faire ? Qu’attendons nous ???
    Le 26 septembre 2008 vers 16 h
    Apparemment la CGA appelle a une manif contre tout ça le 16 octobre à 18h30 place terreaux.
    • EDVIGE, CRISTINA, ARDOISE : allons-nous nous laisser faire ? Qu’attendons nous ???
      Le 27 septembre 2008 vers 13 h
      Merci pour l’info !! Je me désole seulement que l’initiative n’arrive qu’après le vote de la loi !!! J’espère que cette manifestation permettra de soulever de nouveau le débat qui,en mon sens,n’a fait guère de bruit ;réponse le 16 octobre !!!
      • EDVIGE, CRISTINA, ARDOISE : allons-nous nous laisser faire ? Qu’attendons nous ???
        Le 29 septembre 2008 vers 12 h

        Derrière EDVIRSP, EDVIGE 2.0 : fichez la paix aux libertés

        Le Collectif « Non à EDVIGE », réuni le 25 septembre, se félicite de la mobilisation citoyenne massive qui a largement contribué à faire reculer le gouvernement sur un texte liberticide.

        Il réaffirme son opposition au décret 2008-632 et en demande toujours l’abrogation. Le nouveau projet transmis à la CNIL ne précise pas s’il modifie, complète ou se substitue à celui de juillet. Il ne peut toutefois être qualifié de réel retour aux principes qui doivent régir le fonctionnement d’un Etat de droit.

        En effet, après avoir poussé très loin les reculs en matière de respect des libertés publiques et d’atteintes aux droits démocratiques avec le décret 2008-632, le gouvernement s’estime dédouané quand il n’a pourtant reculé que très partiellement sur les aspects les plus controversés d’un texte inacceptable dans son intention comme dans sa forme. L’architecture du texte a changé et la disparition de la finalité du fichage des militants en tant que tels va apparemment plus loin que le texte même de 1991. Mais l’on retrouve toujours un mélange de finalités très différentes et les garanties se sont fortement dégradées par rapport au texte de 1991.

        Certains reculs partiels, comme le retrait de la vie sexuelle ou de l’état de santé, sont prétexte à avancer dans des propositions qui restent très inquiétantes au regard du texte de 1991. C’est là une stratégie aussi classique que détestable, une tactique qui ne peut pas longtemps faire illusion.

        Le « droit à l’oubli » pour les mineurs, par exemple, est certes une petite avancée par rapport au texte de juillet mais il ne peut faire oublier qu’il s’agit pour la première fois de ficher des mineurs et ce sur de simples soupçons, sans l’existence du moindre délit. La défenseure des enfants s’en est d’ailleurs émue : « dans la mesure où le casier judiciaire national recense l’ensemble des condamnations des mineurs selon des modalités garantissant un accès limité à ces données et des règles d’effacement pour préserver notamment leur avenir professionnel », elle « ne voit pas l’intérêt que ces informations soient reprises dans le fichier EDVIGE ».

        Quant aux données elles-mêmes, si la vie sexuelle et l’état de santé ont fort heureusement été retirées, subsistent encore les origines «  raciales » ou ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et l’appartenance syndicale bref, tout ce qui est censé avoir été retiré avec la disparition du fichage des personnes sollicitant un mandat et qui revient ainsi en catimini.

        Si la traçabilité des demandes de recueil des données offre une garantie supplémentaire par rapport au décret créant EDVIGE, le droit à l’information et le droit d’opposition restent formellement exclus, ce qui n’était pas le cas dans le texte de 1991. N’oublions pas que depuis la loi de 2004, les pouvoirs et les moyens de la CNIL ont été fortement réduits. On ne peut donc que s’interroger sur la portée et la réalité du contrôle qu’elle pourra exercer.

        La notion de trouble à l’ordre public, inquiétante au regard des droits démocratique, est devenue atteinte à la sécurité publique. On pourrait penser qu’il y a là un progrès. C’est oublier que dans le texte de 1991, la formulation évoquait l’atteinte à la sûreté de l’Etat ou à la sécurité publique « par le recours ou le soutien actif apporté à la violence ». Dans sa nouvelle formulation, la première finalité ouvre un boulevard à la criminalisation du mouvement social et de l’action revendicative, tant la notion d’atteinte à la sécurité publique est floue et peut recouvrir de situations différentes. Les risques qui pèsent sur les libertés citoyennes sont réels.

        Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les citoyennes et les citoyens de ce pays, épris de liberté et attachés au respect des droits, à continuer à manifester leur attachement aux valeurs démocratiques en signant la pétition « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE », en organisant partout en France des collectifs locaux en vue de la mobilisation du 16 octobre prochain qui réclamera le retrait du décret EDVIGE et le refus de tout texte qui viserait à le sauvegarder sous une forme déguisée.

        Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle à l’organisation ce 16 octobre, partout en France, de rassemblements citoyens devant les préfectures pour réclamer le respect des droits démocratiques fondamentaux .

      • EDVIGE, CRISTINA, ARDOISE : allons-nous nous laisser faire ? Qu’attendons nous ???
        Le 14 octobre 2008 vers 11 h
        edvige n’est pas une loi votée à l’assemblée et au sénat, mais un décret pris par le gouvernement. C’est sur pression du CSA qu’il a été porté à la connaissance du public.

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