Le 15 mai 2007 vers 10 h, par
Eric
Je me déplace souvent en voiture, et j’utilise aussi mon vélo, les TCL et vélo’v (régulièrement).
Vélo’v, c’est une bonne initiative.
J’apprécie beaucoup vélo’v, car cela m’évite de me faire piquer mon vélo en stationnement. Les vélo’v sont lourds, affreux, et je plains ceux qui voudraient les piquer pour leur usage personnel. Mais ce sont là des AVANTAGES : on trouve presque toujours des vélo’v, (quand ils fonctionnent).Finalement, le système de vitesse est très robuste, fiable, et comme on va pas trop vite, s’ils sont lourds c’est pas grave. Le panier est bien pratique. Non, vraiment, c’est finalement une très bonne chose. Il en faudrait encore plus, à oullins je n’en vois pas (mais ça monte !).
Les trottoirs : le moins pire des choix pour rouler : j’ai moins peur !.
Je circule souvent sur les trottoirs en vélo (le mien ou vélo’v), ou dans la voie du tram ou des bus. La rue, c’est l’enfer. Les conducteurs de voitures ne voudraient que je roule sur les trottoirs, mais c’est le seul endroit où je peut rouler sans approcher les voitures ! (mais gare aux piétons !) ; sur la rue, comme je vais moins vite, elles me doublent, et il faut voir comment ! vite, et près. Alors j’ai peur, et sur les trottoirs, je me sens plus en sécurité. Dans les parties où une PISTE est aménagée, c’est un plaisir d’y rouler. Mais les bandes de peinture électorale cyclable, c’est l’enfer. Bien sûr, en cas d’accident, je serai pas responsable. Cela va rassurer ma veuve et mes orphelines !
Mais sur les trottoirs, les piétons sont prioritaires. Je m’arrête souvent pour pas les gêner. Je roule tout doux. Dès que je peux, je reprends la rue. mais des fois, je peux rien faire d’autre, c’est trop risqué. Pas de vélo en ville pour mes enfants, et ma femme a peur. C’est pas une invention, c’est bien qu’il n’y a pas la sécurité nécessaire. Il faut vraiment être téméraire pour rouler en ville en vélo (à Lyon).
Moi cycliste, je veut économiser mon énergie, et raccourcir mon temps de trajet
Cela demande beaucoup d’énergie. Je peux pas faire 50 mères sans être obligé de m’arrêter, puis redémarrer. Alors quand je peux éviter, j’en profite. Attendre au feu, c’est bien, c’est nécessaire souvent, mais sous la pluie, bien au chaud dans les voitures, les automobilistes ne comprennent pas que je veux faire court ! Ils râlent quand je passe au rouge !
Tourner à gauche dans un carrefour, c’est impossible : Arrêté au milieu de la route, avec ceux qui passent à droite, et ceux d’en face, je suis la feuille de papier dans les mâchoires d’une paire de ciseaux ! Pas d’autre choix : Il faut utiliser la voie des piétons, passer au passage piéton, attendre le feu, traverser, laisser passer les voitures qui tournent, pour enfin pouvoir remonter sur la selle ; Un vrai plaisir ! On peut pas faire plus simple, monsieur catburry ?
Et ils veulent qu’on attende que le feu passe au vert ? et puis quoi encore ! Je voudrais les y voir à se peler en attendant !
D’accord, j’ai choisi, mais faut pas abuser, je suis pas maso !
Les Stop, c’est pareil. Bien sûr, je fais super gaffe. Je fait toujours super gaffe. Plus qu’en voiture. Mais si je peux gagner sans risque 30 secondes à chaque carrefour, je prends !
Il faut arrêter la guéguerre des automobilistes : "ouais, si les vélos respectaient le code, et patati et patata". C’est clair que j’évite de rouler en sens interdit. Ou alors, je prends le trottoir, mais dans ce cas, je roule tout doucement. Je gagne quand même du temps. Je la ramène pas, et je joue pas au 38 tonnes conduit par Fangio.
Rouler en vélo est un choix, que l’on devrait faciliter
L’important, en vélo, c’est l’énergie. Démarrer, s’arrêter, démarrer, toute cette énergie brûlée dans les freins ! Le moteur d’une voiture le fait payer à la pompe, mais nous, c’est cash ! D’accord, c’est un choix. Mais faut pas abuser. Il profite aussi aux autres ce choix, en polluant moins ! et la santé meilleure, c’est autant de visites en moins, et de médicaments en moins… Ce serait un juste retour de faciliter ces trajets.
Je suis pour la liberté du choix. Si la rue n’est pas sûr, autoriser la voie des bus, du tram, les trottoirs. Aménager les trottoirs pour les piétons, et un petit couloir pour les vélos et les rollers, si c’est pas possible dans la rue. Pas de voiture dans ces espaces, des couloirs à contre-sens pour les vélos dans les rues assez larges, c’est possible (c’est mieux car on voit venir les véhicules). Après tout, pour les bus ils ont fait pareil !.
Je trouve navrant de pouvoir être sanctionné en vélo si l’on circule sur la voie du tram. c’est un endroit sans voiture, bien protégé. Les trams, ils sont gros, on peut pas les rater, ils sont prévisibles. Et encore une fois, en vélo, je fais super gaffe, pas de prise de risque, pas d’exploit, en cas de doute, je m’arrête, s’il faut, je porte le vélo !
Alors je voudrais juste qu’on facilite ce mode de transport, sans le soumettre à la dictature des règles d’automobilistes. A chaque mode de transport, correspond une règle de gestion. les bus ont la leur, les taxi aussi, pourquoi les vélos et rollers n’auraient pas leur particularité dérogatoire qui permet de faciliter l’usage de ce mode de transport ?
Les travaux : un mal nécessaire
Je déplore que les plans de modifications des voies pendant les travaux ne tiennent pas compte des 2 roues (et souvent, même des voitures). La faute à qui ? … ceux qui conçoivent ces plans ne roulent pas en vélo, c’est clair. Ils pensent à protéger le chantier, mais les heures perdues dans les bouchons, ils s’en fichent.
Je suis régulièrement victime de bouchons démentiels (le pont de la mulatière à 7h45, ça vous dit ? et Gerland / chambaud-labruyère, c’est sympa aussi. Je me tape les deux !). Comme beaucoup, je constate que rien n’est fait pour faciliter la circulation, ni voiture, ni vélo : priorité aux travaux. et comme cela ne dure que quelques jours, le temps de râler, c’est déjà fini. Jusqu’au prochain chantier qui va réduire à nouveau 2 voies sur 3. C’est insupportable.
Mais il parraît que c’est pour aller mieux après. (je serai à la retraite en ce temps là) Une ville sans travaux, c’est une ville qui n’évolue pas. Il faut savoir accepter nos contradictions.