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« La CNT c’est quoi ? » n°6

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous

Publié lundi 17 janvier 2005
 

Pour diviser les travailleurEs, pour nous empêcher de nous unir, et ce, mondialement il existe un outil formidable : le racisme ou encore la xénophobie et autres nationalismes. Les patrons ont toujours compris cela hier comme aujourd’hui.

Ca les fait bien marrer, les patrons, de voir le blanc gueuler ou taper sur l’arabe pendant qu’eux ils continuent à compter les billets qu’aussi bien le blanc ou l’arabe lui ont amené. La classe patronale a très bien intégré son rôle : exploiter la population mondiale sans distinction de frontières, de nationalités, de couleurs de peau ou de religion. Par contre, elle s’est toujours servi des racismes et nationalismes pour nous diviser afin d’assurer son pouvoir et notre exploitation. Aux pires moments de l’histoire, c’est le patronat qui a permis l’arrivée au pouvoir des fascistes et des nazis. Il fallait alors détourner la haine qui leur était destinée, les boucs émissaires ont été les juifs, les tziganes... Aujourd’hui, on tente de nous la refaire avec les arabes ou les gens des pays de l’Est.

À la CNT, nous soutenons que notre classe est internationale. On nous rabâche sans cesse que l’économie est mondialisée. C’est vrai mais ce n’est pas nouveau. Et cette économie a un nom : l’exploitation capitaliste. Cette exploitation est internationale et il n’y a que le degré de celle-ci qui change. D’un gamin payé quelques cents de l’heure pour fabriquer des Nike en Inde à un vendeur de ces mêmes chaussures payés quelques euros de l’heure en France. Les deux se font voler une partie de la valeur de leur travail par leur patron.

Ainsi, la seule frontière que nous reconnaissons à la CNT c’est celle qui nous sépare de nos ennemis de classe : nos patrons. Notre combat ne se situe pas dans un cadre économique national mais bien international.

Ainsi, l’immigration n’est pas un problème pour nous, bien au contraire, c’est une richesse par le brassage des cultures et le métissage qu’elle apporte. Plus on s’unit dans la différence plus on s’enrichit. Par ailleurs, il serait mal venu de refuser l’immigration des peuples chez qui on est allé faire la guerre, faire des croisades, capturer des esclaves, transformer l’économie pour notre profit et cela encore aujourd’hui.

Après avoir saccagé leurs pays, on refuserait qu’ils viennent chez nous dans l’espoir de goûter à notre société de consommation construite sur la ruine, les cendres et le sang d’une immense partie de la planète.

Que ce soit par l’échange d’informations et la construction de luttes internationales ou par l’aide matérielle à la CNT la Solidarité Internationale n’est pas un mot creux. Nous sommes en relation avec de nombreuses organisations syndicales de base qui combattent contre l’oppression internationale du patronat.

Nous participons ainsi à la construction d’une coordination mondiale du combat contre le capitalisme.


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