Des actions sont prévues à Gênes du 18 au 22 juillet, 7 ans après le G8 et la mort de Carlo Giuliani.
Il semble que le soi-disant décret "sauver Berlusconi" ait parmi ses effets colatéraux, la suspension des procès en cours contre les agents, fonctionnaires et dirigeants des forces de l’ordre pour les affaires du G8 de Gênes en 2001.
Ce serait une duperie, après 7 années d’enquête et d’audiences, et un horrible acte d’injustice pour les centaines de victimes des abus fomentés à la caserne Bolzaneto et à l’école Diaz ...
Ci-dessous la lettre (traduction et original) à envoyer au président de la République italienne via le site https://servizi.quirinale.it/webmail/
et un texte d’explication sur les procès.
Lettre (traduction)
Monsieur le Président de la République,le parlement est sur le point d’appouver un décret qui bloquera une série de procès concernant des faits antérieurs au 30 juin 2002. Parmi ceux-ci, il y a les procès ayant trait aux evènements de Gênes en juillet 2001, quand les garanties constitutionnelles ont été bafouées de façon répétée, comme c’est désormais historiquement prouvé. Le décret en question bloquerait deux procès à la veille du premier rendu de jugement.
Le premier a trait aux mauvais traitement infligés à des dizaines de détenus italiens et étrangersdans la caserne de police de Bolzaneto/ Sont inculpés 45 membres des forces de l’ordre : suivant le calendrier fixé par le tribunal de Gênes, le jugement est prévu fin juillet.
Dans le second procès sont inculpés 29 fonctionnaires et dirigeants de la police pour les saccages, les falsifications, les arrestations arbitraires de 93 personnes (parmi lesquelles 75 de nationalité étrangère)dans l’école Diaz : le jugement est attendu pour le mois de novembre.Des centaines de victimes directes des abus et tous les citoyens démocrates, dont moi, nous tournons vers le tribunal de Gênes avec une sincère aspiration à la justice.En bloquant les procès à la veille du jugement, ma confiance en la légalité constitutionnelle et celle de tous les citoyens serait irrémédiablement compromise.
A Gênes, l’état de droit a été suspendu et ont ét commis des abus inconcevables pour un pays démocratique : il est inacceptable et dangereux d’empêcher la justice de suivre son cours.Aussi, nous vous demandons d’intervenir, avec tous les moyens dont vous disposez, afin que pareil arbitrage ne se produise pas dans notre pays.
Cordialement,
Gentile presidente,
il parlamento sta per approvare una norma che bloccherebbe una
serie di processi riguardanti fatti avvenuti prima del 30 giugno 2002. Fra
questi vi sono i processi relativi ai fatti di Genova del luglio 2001, quando
le garanzie costituzionali furono ripetutamente calpestate, come ormai
accertato sul piano storico.
La norma in questione bloccherebbe due procedimenti arrivati ormai alla vigilia della sentenza di primo grado.
Nel primo, riguardante i maltrattamenti inflitti a decine di detenuti italiani e
stranieri nella caserma di polizia di Bolzaneto, sono imputati 45 appartenenti
alle forze dell’ordine : secondo il calendario fissato dal Tribunale di
Genova, la sentenza è prevista entro la fine di luglio. Nel secondo processo sono
imputati 29 funzionari e dirigenti di polizia per i pestaggi, le
falsificazioni, gli arresti arbitrari di 93 persone (fra le quali 75 di
nazionalità straniera) all’interno della scuola Diaz : la sentenza è attesa per
il mese di novembre.
Centinaia di vittime dirette dei soprusi e tutti i cittadini democratici - io fra questi -
guardano al tribunale di Genova con una sincera aspirazione alla giustizia.
Bloccando i processi alla vigilia della
sentenza, la fiducia mia e di tutti i cittadini nella legalità costituzionale
sarebbe irrimediabilmente compromessa. A Genova lo stato di diritto fu sospeso
e furono compiuti abusi inconcepibili per un paese democratico : è
inaccettabile - e pericoloso - che si impedisca alla giustizia di fare il suo corso.
Per questo Le chiedo di intervenire, con tutti gli strumenti a sua disposizione,
affinché nel nostro paese non si compia un simile arbitrio.
Cordialmente,
un cittadino democratico,
Gênes, le 22 Mai 2008
Chères amies, chers amis,
Le jugement du procès Bolzaneto sera prononcé en juillet, probablement
le 21 ou le 22.
Les ministères publics ont requis la condamnation des 44 inculpés -
fonctionnaires et agents des forces de police, gendarmes, gardiens de
prison, médecins et infirmiers - accusés de violences à l’encontre des
personnes arrêtées et emprisonnées dans la caserne de Gênes «
Bolzaneto » du vendredi 20 au dimanche 22 juillet 2001.
Le délit de torture n’étant pas prévu dans nos lois, le Procureur de
la République a requis au total soixante seize ans, 4 mois et 20 jours
de réclusion pour les délits d’abus dans l’exercice de ses fonctions,
de lésions, coups et blessures, insultes, violences en privé, abus
d’autorité contre les personnes arrêtées, menaces, usage de faux,
omission de rapport, faux témoignage.
Aucun des inculpés ne passera un seul jour en prison dans la mesure où
il y aura prescription en 2009 pour la majeure partie des délits.
Quoi qu’il en soit, nous obtiendrons un résultat, même minime, si le
tribunal condamne les responsables et octroie des dédommagements aux
parties civiles pour les préjudices subis, tant physiques que
psychologiques.
A l’occasion de ce jugement, le Comité vérité et justice pour Gênes
prépare des initiatives et l’accueil de toutes celles et ceux qui
iront à Gênes.
Nous avons eu l’approbation du Maire de Gênes, Madame Marta Vincenzi,
pour héberger, aux frais de la commune, les parties civiles qui se
rendront à Gênes pour le jugement ; aussi nous avons besoin de savoir
qui d’entre vous viendra à Gênes.
Nous vous contacterons via votre adresse e-mail et notre site pour
vous informer des initiatives que prépare notre comité en vue de la
sentence et pour vous donner toute information utile.
Cari saluti,
Enrica Bartesaghi
Présidente du comité verità e giustizia per Genova