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Tchad : la Françafrique n’est pas morte !

Publié mercredi 2 avril 2008
 

La plus sérieuse tentative de renversement du président-dictateur Idriss Deby depuis son arrivée au pouvoir en 1990. Ce dernier a été formé en France à l’Ecole de Guerre de Paris avant de faire un coup d’Etat avec l’appui de la France et du Soudan avec en toile de fond des enjeux pétroliers. Il s’est fait connaître ensuite pour des expéditions punitives, des viols, des tortures, des enlèvements, des massacres ethniques perpétrés par ses hommes... En 2001 et 2006 il est élu en fraudant massivement avec l’approbation de la France.

Durant ce mois de janvier, une coalition de ses opposants a tenté de le renverser avec le soutien du Soudan. Le gouvernement français a alors réaffirmé son soutien au président-dictateur en l’appuyant au niveau diplomatique, en l’informant des mouvements des rebelles, en lui acheminant des armes, en défendant militairement l’aéroport, etc. La France a aussi préparé le terrain à une éventuelle intervention militaire directe en faisant voter au Conseil de Sécurité de l’ONU une résolution l’autorisant à intervenir militairement pour soutenir Idriss Deby. Mais le gouvernement tchadien n’en a finalement pas eu besoin pour écraser les rebelles.

Une fois de plus, la France a démontré sa volonté de maintenir au pouvoir la marionnette docile qu’il a mise en place pour préserver les intérêts français dans la région. Car le Tchad, en plus d’être riche en ressources naturelles (gaz, pétrole), sert aussi de base de stationnement aux militaires français. Elle permet à la France de pouvoir intervenir rapidement dans les autres pays voisins au cas où les intérêts français y seraient menacés.

Les multinationales françaises qui pillent l’Afrique peuvent donc dormir tranquilles...

Article de l’égalité économique et sociale de mars 2008


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