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Carnet de voyage

Publié vendredi 21 décembre 2007
 
Expo et soirée-débat sur le monde carcéral, avec Génépi, le vendredi 21 décembre à partir de 20h au K-barré, 34 rue Raulin, Lyon 7ème.

Carnet de Voyage : expo et présentation...

De janvier à juin 2007, Pascale, Noélie et Aurélie ont créé et animé l’atelier Carnet de voyage dans les Maisons d’Arrêt de St Paul et St Jo à Lyon-Perrache.

"Pendant six mois, chaque mardi, nous avons parcouru le globe avec des détenus de Saint-Paul et de Saint-Joseph. Lorsqu’un nouveau arrivait, les autres, les baroudeurs - ceux qui avaient déjà fait le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, l’Arctique, les pays des chercheurs d’or, le Kenya, la Tanzanie, l’Inde, la Chine, le Tibet - lui présentaient l’atelier : « Ici, on voyage dans nos têtes ! »." (Pascale)

L’exposition Transit, ainsi que les productions de cet atelier dans un livret - un recueil de poèmes, de croquis, de dessins, de nouvelles, de portraits, ... - sont présentées pendant le mois de décembre au K-barré (34, rue Raulin, Lyon 7°). Cette exposition est également l’occasion d’une soirée, le vendredi 21 décembre à partir de 20h, avec une présentation de l’atelier, des lectures de textes de détenus et une discussion sur l’incarcération et ses effets.

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  •   Carnet de Voyage (flyer)

Forum

  • Carnet de voyage
    Le 21 décembre 2007 vers 17 h, par I

    Appel à l’initiative du GENEPI, du SNEPAP-FSU et du Syndicat de la Magistrature

    Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !

    « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ». Thomas Jefferson

    Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une « rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

    La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.

    Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale. Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.

    L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L’évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.

    En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l’incarcération.

    Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine).

    Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.

    Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »

    Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».

    Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.

    Pour signer cet appel : envoyer un mail à contrelaretentiondesurete (at) genepi.fr

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