Le 19 novembre 2007 vers 21 h
L’appareil de l’UNEF a réussi à opérer un coup de force et à prendre le
contrôle de la coordination nationale.
Malheureusement la presse ne ment pas quand elle dit : "Le principal
syndicat étudiant Unef, qui s’est attiré des critiques pour avoir négocié
avec le gouvernement avant le vote de la loi cet été, s’est replacé quant
à lui au centre du jeu, en renforçant sa présence dans la coordination :
sur les 16 porte-parole désignés ce week-end à Tours, 11 sont issus de
l’Unef, contre aucun le week-end dernier lors de la précédente
désignation."
Cette coord est une mascarade. Il y avait en effet plus de 60 facs
présentes ... L’UNEF, bien entendu, n’était pas majo dans les facs en
grève, mais elle a blindé les délégations des facs non mobilisés, et elle
a également fait des coups de force (par exemple en mandatant des types en
comité de mobilisation) .
Bref, c’est très grave. Regardez les votes .... des choses élémentaires
comme le fait que les syndicats se prononcent pour l’abrogation de la loi
a été refusé par la coord !!!!! Je ne parle pas du fait qu’il y a rien sur
l’appel aux directions syndicales, sur la nécessité de la grève générale
interpro. La coord interpro a été rejeté, etc etc.
Bref, même si le coeur de l’appel est correct (reprise de Rennes), l’UNEF
a triomphé sur les perspectives.
Il faut aussi bien voir que le mandat impératif a lié les mains des
délégations honnêtes qui n’ont rien pu faire. Face à un appareil
bureaucratique qui donne directement des consignes à des délégués aux
ordres, les délégués honnêtes doivent avoir une marge de manœuvre pour
empêcher les coups de force. Ou alors, on se condamne à l’impuissance par
« purisme ».
Il faut dénoncer partout ce qui s’est passé à Tours. Et dénoncer
explicitement la direction bureaucratique de l’UNEF. C’est vital pour le
mouvement.