Votés le 10 Décembre 2003, les décrets d’application de la Loi de la misère s’appliquent depuis 2004.
Le MEDEF veut gouverner une grande usine : la France et ses foyers Le RMI est placé sous une épée de Damoclès. Sous couvert de charité et de bons sentiments, le gouvernement livre plus de deux millions de RMIstes (avec les ayants droits) pieds et poings liés à l’exploitation patronale la plus sauvage : Ou tu bosses là où on te dit, ou tu crèves. Ce qui par la même occasion permet de faire disparaître les RMIstes des listes de l’ANPE, et Hop ! Un million de chômeurs en moins ! C’est bon pour les chiffres !
Une aubaine pour les patrons, même intérimaires !
Le MEDEF, le gouvernement, peuvent se
frotter les mains (Sarko-frères & co).
L’employeur, qui embauchera un RMAste,
touchera tous les mois une aide d’un montant
égal au RMI pour une personne seule.
Les entreprises de travail temporaire pourront
passer d’un RMAste à un autre sans
avoir à embaucher.
Les cotisations sociales (retraite, assurance
maladie, ASSEDIC, etc.) seront prélevées uniquement
sur la ridicule part de 183 €/mois
versée par le patron (le secteur publique sera
lui totalement exonéré !???).
Donc, pas d’indemnisation chômage, même après 18 mois de contrat... Donc, un manque à gagner colossal pour la Sécu (on organise le déficit !) alors que les salariés au RMA auront les mêmes besoins que les autres... Donc, plusieurs vies de travail nécessaires pour avoir une retraite un jour. Donc un coût du travail pour les patrons de 2,70 € à 3,40 € (travail de nuit) de l’heure ! (le SMIC n’est qu’à 7,61 € de l’heure).
A travail égal, salaire égal !
A travail égal, chômage égal !
A travail égal, retraite égale !
Non à la discrimination des droits sociaux !
Le perfide prétexte de l’insertion : RMA, Contrat d’Activité, CES, & co...
Par les licenciements, le patronat a créé le chômage de masse pour des profits toujours plus importants. C’est sur une nouvelle base de chantage à l’emploi et à l’insertion, qu’il s’assure à présent une main d’oeuvre corvéable, flexible, et bon marché. L’objectif n’est pas de donner un revenu décent au RMistes (vit ou survit-on avec un demi-SMIC ?), encore moins un emploi. le RMA est un "sous-contrat" de 18 mois maximum, de 20h/semaine.
Issu du Plan Borloo 2004, le Contrat d’Activité, son petit frère, destiné au secteur non-marchand, achèvera bientôt la mise au pas de la fonction publique et du monde associatif.
Opportuniste, la CFDT se déclare déjà favorable à jouer la carte de la félonie syndicale. Puisque dorénavant le RMI est conditionné à la recherche de travail, prenons-les à leur propre jeu, assurons un revenu minimum à tous les - de 25 ans en recherche de boulot !?
1 travail, 2 patrons
En collaboration directe avec le patronat local, seuls les présidents de conseils généraux radieront les RMIstes et RMAstes. Il reviendra aux membres complices des Commissions Locales d’Insertion (CLI) d’assurer les basses-oeuvres pour le chef : les contrats d’insertion, l’attribution du RMI, et la conduite du RMA. Les crédits d’insertion (initialement établis à 17% du budget total RMI) ne sont plus garantis. L’employeur, non content d’exploiter, devrait être également « tuteur », garant de « l’insertion » de l’ex-chômeur, qu’il a sans doute contribué à créer !?????
Un virus dans le monde du travail
Agissant comme un Cheval de Troie, le RMA s’introduit au coeur du travail pour mieux l’enchaîner. Toutes ces prétendues "aides à l’emploi" inférieures au SMIC, à un coût défiant toute concurrence, détruisent celui-ci. 2,70 € ou 7,61 € de l’heure ? le RMA, c’est la fin du SMIC !
Dans le Rhône, déjà 8000 RMIstes de longue durée sont convoqués pour réexamen de leur dossier et attribution d’un référend. Les plans de licenciements se multiplient, le chômage s’étend, les profits augmentent, et les capitalistes n’offrent comme avenir que du travail payés des miettes. L’urgence sociale exige un autre futur. Il faut inventer, de nouveau, un plan complet de Sécurité sociale pour assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail.
La lutte de classe est en oeuvre tous les jours et les patrons s’y exercent. Rendons leur les coups, qu’ils soient de gauche ou de droite !
Vers la Révolution sociale et l’autogestion.
Refus sans condition du RMA et du
Contrat d’Activité.
PARTAGEONS LES RICHESSES
pas la misère !!! ou alors ça va péter...

