C’est l’une des premières grandes catastrophes industrielles, avec un champignon enflammé de 600 mètres de haut, tout près de Lyon, à Feyzin, au petit matin du 4 janvier 1966, qui fit 18 morts, dont 11 pompiers, ainsi que 88 blessés et des dégâts matériels jusqu’à Vienne, à 25 Km de Lyon, endommageant 1475 habitations. A-t-on pris la mesure d’un tel risque technologique majeur ?
Si on était dans le centre ou le sud de Lyon, ce matin-là, vers 7 - 8 heures, on a pu entendre un défilé ininterrompu de sirènes de pompiers pendant un très long moment, présageant un accident très grave, puis peu après l’énorme bruit d’une explosion, suivie d’une deuxième une heure après, avec le ciel tout enflammé. Ce n’est que bien plus tard que nous avons pu apprendre à la radio ce qui s’était passé.
- catastrophe de FEYZIN 4/01/66
La raffinerie Elf de Feyzin, mise en service deux ans auparavant, située à la sortie sud de Lyon, jouxtant l’autoroute du soleil, de laquelle on aperçoit les grandes cheminées, les torchères et les immenses cuves de stockage, a été l’objet d’une violente explosion le 4 janvier 1966 qui endeuilla la région lyonnaise et viennoise.
Ce jour-là, trois opérateurs, vers 6h40 du matin, vont faire un prélèvement d’échantillons de gaz dans une des huit cuves sphèriques, de butane et de propane, qui servent à stocker la production de la raffinerie. A la suite d’une fausse manoeuvre, une fuite se produit, et ne peut être colmatée. La nappe de gaz s’étend, et va traverser l’autoroute toute proche. L’alerte fut donnée de fermer les routes et autoroute aux CRS et gendarmes. Malheureusement, un chemin départemental qui permet de rentrer sur l’autoroute n’est pas fermé en temps utile. Un travailleur d’une entreprise sous-traitante arrive avec son véhicule, qui échappe aux barrages et, calée dans le nuage de gaz sur la route parallèle à l’autoroute, elle sert de détonateur pour enflammer la nappe de gaz et déclenche l’incendie. Il décèdera de ses brûlures. Le feu remonta jusqu’à la sphère d’où le gaz s’échappe.
Les pompiers arrivèrent de Lyon, puis de Vienne et de toute la région. Ne pouvant éteindre la sphère 443, ils essayèrent au moins de protéger les autres en les refroidissant, en vain. Sur les huit sphères de stockage de propane et butane, trois seulement furent épargnées, grâce au changement d’orientation du vent.
La sphère 443 explosa moins de deux heures après avoir pris feu : le métal surchauffé n’ayant pas résisté, elle s’ouvrit et une mer de flammes engloutit les personnes présentes dans un rayon de 150m. Un champignon de feu et de fumée s’éleva à 600 m de hauteur, pendant des heures. Onze personnes furent tuées sur le coup, et six autres moururent quelques jours plus tard, ainsi que le conducteur de la voiture. Il y eut 88 brûlés graves ou blessés. À partir de là, les autres sphères s’enflammèrent et explosèrent les unes après les autres.
Les secours, mal coordonnés, car dépendant de deux départements, l’Isère et le Rhône, interviennent dans le désordre et paient un lourd tribut à la lutte contre les flammes. On dénombre en effet 18 décès consécutifs à l’explosion de la première sphère ou survenus des suites de graves brûlures, parmi lesquels figurent 11 sapeurs-pompiers des centres de Lyon et de Vienne.
Le pire était à craindre sans la fermeture rapide de l’autoroute, qui avait été mise en service peu de temps auparavant. Tous ceux qui connaissent le site peuvent imaginer l’ampleur de la catastrophe si elle s’était produite avec la circulation que cette autoroute connaît actuellement.
De nos jours, la raffinerie est toujours là, jouxtant l’autoroute. Les services de sécurité ont été rationalisés et mis sous une responsabilité unique, les plans Orsec sont devenus vraiment opérationnels, et la connaissance des techniques de sécurité a fait des progrès considérables. L’explosion a en effet été à l’origine de progrès en médecine, notamment dans les secours aux grands brûlés, et d’avancées en matière de sécurité pour les sapeurs-pompiers et pour l’industrie de raffinage. La prise en compte actuelle des risques industriels à l’échelle de l’agglomération a aussi été traitée.
Mais pouvons-nous être sûrs que la même catastrophe de nos jours pourrait être évitée ?
On voit dans cette catastrophe le rôle immense qu’a joué le découpage de notre territoire en départements empêchant d’agir les services de sécurité les plus proches et les mieux armés. Le découpage en départements n’a aucun sens, sinon celui de la logique imbécile du jacobinisme aveugle...
Supprimons les départements !
L’explosion de la raffinerie de Feyzin, le 4 janvier 1966, est considérée comme la première catastrophe industrielle survenue en France. Ses proportions spectaculaires, la nouveauté du phénomène, l’ampleur d’un traumatisme vécu par les habitants de tout un secteur, confrontés localement à une énorme déflagration et obligés d’évacuer en urgence leurs habitations, ont durablement marqué les esprits.
Chronologie des événements
Le 4 janvier 1966, 6h40 :
Fuite de gaz sous une sphère de propane : formation d’une nappe gazeuse sur 1,5 m de hauteur se propageant jusqu’à l’autoroute.
35 minutes plus tard : Initiation de l’incendie de la nappe par une voiture circulant sur une route jouxtant l’autoroute.
Inflammation, BLEVE (Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion. Explosion d’une sphère de stockage de gaz liquéfié réchauffée de manière brutale) après une heure.
55 minutes plus tard : une seconde sphère de propane explose par BLEVE et 3 sphères de butane s’ouvrent (sans BLEVE).
Au final, 11 réservoirs détruits.
Causes :
Un aide opérateur manœuvre dans le mauvais ordre 2 vannes de purge d’une sphère de propane de 1200 m3 remplie à 60%. Leur givrage simultané provoque leur blocage et la fuite du propane.
Evénement aggravé (givrage de la vanne) par la basse température et la forte humidité ambiante.
Des défauts de conception avaient été observés dans la raffinerie et les consignes de sécurité, mal connues, n’étaient pas respectées le jour de l’accident. Il faut savoir qu’un ouvrier avait eu la main gelée dans une même opération de prélèvement le 6 août 1964 et trois ouvriers avaient été déjà grièvement brûlés lors d’une purge identique le 25 février 1965.
Mauvaise maîtrise du sinistre par les autorités et les pompiers, dont les camions s’embourbent. Cafouillage : le capitaine des sapeurs-pompiers de Vienne ne savait plus qui était en droit de commander lorsque le colonel des sapeurs-pompiers de Lyon est arrivé. Insuffisance des moyens des sapeurs pompiers de Vienne, les sapeurs-pompiers de Lyon étant mieux équipés pour le faire n’étaient pas administrativement autorisés à le faire.
Conséquences :
intervention de 158 sauveteurs, la majorité à proximité de la première sphère qui explose : 18 morts, 88 blessés.
Dégâts matériels jusqu’à Vienne (25 Km de Lyon).
1475 habitations ou construction affectées.
Sanctions pénales et civiles de 1 million de francs prononcées.
De nouvelles mesures de gestion de crise sont mises en place dans l’arrêté ministériel du 4 Septembre 1967 (soit un an et demi après l’accident)
Rédaction de l’annexe hydrocarbures du plan ORSEC qui a fait l’objet de la circulaire du Ministère de l’Intérieur le 7 décembre 1967.
Création d’un code qualité sur l’installation pétrolière par le ministère de l’industrie.
Pour la première fois, la responsabilité du chef d’établissement est enfin reconnue dans la préparation et la lutte contre le sinistre de l’installation (auparavant, il n’était ni responsable, ni chef des secours).
Feyzin, qui faisait partie du département de l’Isère (38) est intégrée au département du Rhône (69), et l’attribution de la surveillance du site est attribuée aux sapeurs-pompiers de Lyon.
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FEYZIN TUE
Tract du "Secours Rouge du Rhône" appellant à un meeting à Sain-Fons le 26 janvier 1971, jour du procès à Grenoble des responsables de la raffinerie de Feyzin, les travailleurs ayant fait appel du procès de 1970 à Vienne
Feyzin, catastrophe oubliée ?
Le 4 janvier 1966 : 18 morts, 88 blessés.
Les victimes sont des travailleurs affectés à la sécurité et des pompiers. Les veuves, les orphelins, les camarades de travail, la population de Feyzin n’oublient pas.
Ce n’est pourtant pas une catastrophe pour tout le monde ! Pour l’État et les patrons, c’est un accident de parcours : « Dans l’état actuel des choses on peut considérer que ce sinistre n’est pas exeptionnel pour une raffinerie... Il n’y a pas eu de conséquences graves sur le plan industriel. » (Le délégué du ministre de l’industrie au procès de Vienne)Catastrophe "imprévisible... et pourtant !
La fatalité a bon dos en 1966 comme en 1970.
EN FAIT :
On a construit la raffinerie le plus tôt possible, sans tenir compte des délais légaux, pour construire le plus vite possible et le plus possible. Pour le prestige de la région et la rentabilité, les autorités administratives se sont montrées complices des trusts. Doublet, le préfet de l’Isère, responsable administratif du département, se préoccupe peu du désaccord du maire de Feyzin et installe la raffinerie sans se soucier des mesures de sécurité. Seul contre lui, Monsieur Thollance, ancien marin-pompier, technicien des feux d’hydrocarbures au Sahara, démissionne au bout de 3 mois de son poste, parce qu’on ne lui accorde ni matériel, ni équipes entraînées. Seul à avoir prévu la catastrophe, il n’a pas voulu en prendre la responsabilité.
Rentabilité avant tout. On a construit la raffinerie aux portes de Lyon entre la voie ferrée et l’autoroute : ça facilite les transports et la rentabilité. Peu importe la sécurité des travailleurs et de la population !
- L’alimentation en eau du système de sécurité était insuffisant, les ouvertures sur le canal de dérivation du Rhône n’ont pas été pratiquées.
- Aucun dispositif permettant de vider les sphères (mise à la torche).
- Des réservoirs placés trop près les uns des autres, près de l’autoroute, et pas près des berges.
- Seulement neuf pompiers de l’entreprise alors qu’il en aurait fallu plus de vingt. Bien plus, les pompiers de Lyon affirment qu’ils ignoraient les plans des installations et qu’ils n’avaient jamais fait de manoeuvres sur les lieux.
- Les travailleurs chargés du fonctionnement de la vanne n’avaient ni masque ni gants spéciaux.
Pas d’excuses devant de telles négligences. Et s’il est difficile de tout prévoir lorsqu’il s’agit de techniques nouvelles, comme le déclarait un expert lors du procès, raison de plus pour se préoccuper de la sécurité avant tout ! Ainsi la raffinerie n’a rien sacrifié à la rentabilité. Pas étonnant si la région Rhône-Alpes, région économique en plein essor, est prospère aussi en catastrophes. En 1966 : Feyzin, en 1970 : Assy, St-Laurent-du-Pont...
Comment peut-on faire confiance en la justice ? Les vrais responsables ne sont pas inquiétés.
Il a fallu quatre ans pour que s’ouvre le premier procès à Vienne.
- Le temps de muter un juge d’instruction pour avoir osé inculper MM. Berthelet et Delapalme, directeurs de la raffinerie et de la "société Elf Rhône-alpes". Son successeur inculpera les ouvriers et les pompiers !
- Les avocats des assurances et ceux de Elf Rhône-alpes, au procès, s’entendent comme larrons en foire pour s’acharner sur les travailleurs et les pompiers.
- La justice arrive à ce tour de force de condamner un aide-opérateur et un agent de sécurité, victimes tous deux des négligences du trust, autant que les directeurs complices de ces négligences : 6 mois ou un an avec sursis et 2000 francs d’amende... C’est moins qu’une condamnatrion de militant révolutionnaire pour une inscription sur un mur !
En tout cas, les vrais responsables ne sont pas inquiétés. Ce sont l’Union Générale des Pétroles à 58%, La Mûre Union à 20%, Ugine à 11%, Progil à 11%, donc : 78% à l’État et 22% aux trusts.
Aujourd’hui, les travailleurs font appel : procès à Grenoble le 26 janvier 1971.
Le procès s’ouvre à Grenoble. Y verra-ton la même parodie qu’au procès de Vienne l’an passé ? Le tribunal déclarait « qu’il ne lui appartient pas de rechercher toutes les causes de cette catastrophe » ! Et le procureur : « Ce procès n’est pas celui de l’implantation d’une raffinerie et ne le sera pas » !
Plus de quatre ans ont passé depuis la catastrophe : les veuves de pompiers touchent 400 francs par mois, tandis que l’usine de Feyzin, elle prospère et s’étend, tout en intoxiquant aussi la population d’une bonne partie de l’agglomération.
La seule riposte est celle qui groupera les travailleurs et les habitants menacés.
Feyzin, une des premières dans une longue liste de catastrophes industrielles
* 4 janvier 1966 : Explosion dans l’usine pétrochimique de Feyzin, près de Lyon : Phénomène du "bleve" (explosion de gaz liquéfié sous pression). 18 morts - 88 blessés - Dégâts matériels jusqu’à Vienne (25 Km de Lyon)- 1475 habitations endommagées.
* 4 février 1970 : Fouquières-lez-Lens, dans le Pas-de-Calais (France) - Un coup de grisou fait 16 morts dans une mine.
* 4 février 1971 : Brunswick (Géorgie, Etats-Unis) - 25 morts dans l’explosion dans une usine de produits chimiques.
* 23 février 1972 : Poznan (Pologne) - 16 morts dans une usine d’amidon.
* 10 février 1973 : New York (Etats-Unis) - 40 morts dans l’explosion d’un réservoir de gaz liquéfié.
* 1erjuin 1974 : Accident dans une usine chimique de Flixborough (Grande-Bretagne) - 28 morts, 89 blessé.es graves et des centaines de personnes plus légèrement atteintes, 1 821 habitations et 167 commerces ou usines plus ou moins gravement endommagés.
* 20 juillet 1974 : Zalusi (Tchécoslovaquie) - 14 morts dans une usine chimique.
* 27 décembre 1974 : Liévin (France) - Un coup de grisou dans la veine de charbon de la fosse Saint-Amé fait 42 victimes.
* 10 juillet 1976 : Seveso (Italie) - L’explosion d’un réacteur dans l’usine chimique d’Icmesa (groupe pharmaceutique Roche), près de Milan, fabricant de l’hexachlorophène provoque un nuage de dioxine, substance hautement toxique, qui contamine 1.800 personnes mais ne provoque pas de décès immédiat.
* 11 juillet 1978 : Los Alfaques (Espagne) - 150 morts près d’un camping lors de l’explosion d’un camion de carburants.
* 28 mars 1979 : Pennsylvanie (Etats-Unis) - accident à la centrale nucléaire de Three Mile Island (fusion du coeur après un enchaînement de défaillances) : près d’une centaine de morts par cancer, 242 morts supplémentaires parmi les enfants nés en Pennsylvanie et 430 pour l’ensemble du Nord-Est des Etats-Unis.
* 27 mars 1980 : Mer du Nord - Le retournement de la plate- forme Alexander Kielland cause la mort de 123 personnes.
* 2 novembre 1982 : Salang (Afghanistan) - de 1000 à 3000 morts dans l’explosion d’un camion-citerne sous un tunnel.
* 25 février 1984 : Cubatao (Brésil) - 508 morts dans l’explosion d’un oléoduc.
* 19 novembre 1984 : Mexico (Mexique) - 452 morts à la suite d’explosions dans des installations de gaz liquide à San Juanico (banlieue nord de la capitale) qui provoquent un nuage toxique et font 4 248 blessés, 31 000 sans-abri.
* 3 décembre 1984 : Bhopal (Inde) - Près de 20 000 morts et quelques 100 000 handicapés permanents à la suite d’une fuite de gaz mortels (MIC) dans une usine de pesticides de la firme américaine Union Carbide.
* 26 avril 1986 : Tchernobyl (Ukraine), 31 morts (directs), mais de nombreuses victimes indirectes, au delà des frontières. Aujourd’hui (20 ans après), 80 % des enfants de Biélorussie sont malades à cause de la catastrophe de Tchernobyl.
* 1er novembre 1986 : Bâle - (Suisse) - incendie d’un entrepôt de produits chimiques d’une usine de Sandoz, avec pollution du Rhin jusqu’à la mer du nord.
* 29 octobre 1987 : Nantes (France) - incendie dans un stockage d’engrais tertiaires à l’usine NPK, qui a conduit à l’évacuation de 30.000 personnes.
* 1987 : Tours (France) : incendie et explosion dans une usine chimique qui a conduit à priver d’eau la ville pendant quelques jours.
* 14 août 1987 : Corée du Sud - Au moins dix morts à la suite d’une explosion dans une décharge de produits chimiques, à l’ouest de Séoul.
* 10-13 septembre 1987 : à Goiânia (Brésil), la dispersion d’une source médicale de chlorure de césium 137, abandonnée en 1985 dans une clinique désaffectée, a eu des conséquences très graves : plus de 1 000 victimes.
* 4 mai 1988 : Henderson (Nevada, Etats-Unis) - Des travaux de soudure à l’usine PEPCON crée une explosion de citernes de perchlorate d’ammonium : 2 morts, 372 blessés, dégats considérables.
* 6 juillet 1988 : Mer du Nord - Fuite de gaz suivie d’explosion sur la plate-forme pétrolière Piper-Alpha : 167 morts sur 229 ouvriers.
* 9 juillet 1990 : Houston (États-Unis) - 40 morts au total à la suite de trois explosions en neuf mois d’usines chimiques dans la région.
* 7 octobre 1991 : Saint-Herblain (France), près de Nantes - explosion dans un dépôt de liquides pétroliers.
* 22 avril 1992 : Guadalajara (Mexique) - explosion dans un égout : 190 morts.
* 2 novembre 1992 : Explosion à la raffinerie de La Mède (étang de Berre, près de Marseille), 6 morts et dommages matériels étendus.
* 26 novembre 1993 : Chine - 61 morts dans une explosion de produits chimiques dans la province de Yunan.
* 29 avril 1995 : Iri (Corée du Sud) - 110 morts dans une explosion lors de la construction du métro.
* 23 juin 1995 : Zemun (Serbie) - 10 morts dans l’usine de produits chimiques Grmec.
* 31 mai 1996 : Bombay (Inde) - Une explosion détruit une usine de produits chimiques à Pune (ouest de l’Inde) faisant onze morts.
* 18 novembre 1996 : Incendie dans le Tunnel sous la Manche, assez vite maîtrisé (reprise exploitation complète le 15 juin 1997).
* 20 août 1997 : Blaye (Gironde) - Explosion dans le silo de stockage de céréales : 11 morts et 1 blessé et des dégâts étendus.
* 14 février 1998 : Yaounde (Cameroun) - 120 morts dans l’explosion d’un pétrolier.
* 1998 : Explosion confinée de gaz dans une installation chimique reliée à une torchère.
* 1998 : Mazingarbe (Pas-de-Calais) : fuite d’ammoniac de trente tonnes survenue lors d’un déchargement de wagon. Il y avait déjà eu une explosion du réacteur d’ammoniac le 30 janvier 1972, sans faire de victimes.
* 17 octobre 1998 : Jesse (Nigeria) - 700 morts dans l’explosion d’un pipe-line.
* 24 mars 1999 : Incendie dans le Tunnel du Mont Blanc, qui a causé la mort de 39 personnes (fermeture pendant trois ans).
* 10 juillet 2000 : Adeje (Nigeria) - 250 morts dans l’explosion d’un pipe-line.
* 21 septembre 2001 : Explosion de l’usine de nitrate d’ammonium AZF à Toulouse - 29 morts, 450 blessés, dégâts matériels considérables.
* 30 juillet 2004 : Ghislenghien (Belgique) - Explosion d’un gazoduc dans une zone industrielle : 24 morts et 132 blessés.
* 9 août 2004 : Fukui (Japon) - Jet de vapeur, fuites dans la centrale nucléaire de Mihama : 5 morts et au moins 7 blessés.
* 10 novembre 2005 : Zeven (Allemagne) - accident dans une usine de biogaz : 4 morts.
* 18 novembre 2007 : Arabie saoudite - Incendie sur un gazoduc de la compagnie Saudi Aramco, à Haradh-Uthmaniyah, à 30km de l’usine de traitement de gaz de Hawiyah : une dizaine de morts.
* 18 novembre 2007 : Ukraine - Coup de grisou faisant 100 morts dans la mine de charbon de Zasiadko, à Donetsk à plus de mille mètres de profondeur.
* 28 novembre 2007 : Chine - Explosion dans une usine de feux d’artifices à Yangquan en Chine centrale : onze morts, huit blessés. Un accident identique s’est produit la veille dans la province du Hunan où 13 personnes ont trouvé la mort. Le 25 novembre, six enfants qui jouaient dans les bâtiments d’une usine de feux d’artifices désaffectée dans la province du Shanxi ont été tués par une explosion.
* 7 décembre 2007 : Chine - Explosion dans la mine de Rui Zhiyuan dans la province du Shanxi : 125 morts.


