Beaucoup d’emplois jeunes arrivent à leur terme. Il est important de savoir à quoi le (la) salarié(e) a droit en fin de contrat. Les structures à but non lucratives, type association, ont eu recours à ces emplois jeune par besoin de développer leur activité, et de permettre des actions jusqu’alors impossibles par manque de subventions. Cinq ans ont permis à ces postes de prendre toute leur importance et toute leur nécessité sans pour autant développer des activités lucratives permettant de pérenniser ces postes. Beaucoup d’emplois jeune ne sont donc pas transformés en CDI, et l’avancée sociale disparaît donc avec ces emplois. Reste à souligner que beaucoup d’associations ont choisi de développer deux emplois jeunes au lieu de créer un CDI… Les employeurs, et les responsables de structures, au même titre que l’État, sont responsables du développement de ces emplois précaires.
Dans les structures de droit public, beaucoup d’emplois jeunes ne débouchent pas sur des CDI. Ces emplois étaient condamnés avant qu’ils soient créés, car aucun choix budgétaire n’a permis de les pérenniser. De la même manière, les nouvelles activités développées peuvent s’arrêter brutalement. (ex : emplois jeunes dans l’enseignement). Quel était à l’origine, l’objectif poursuivi ? Le constat est là, une grande partie de ces postes va disparaître, et leurs activités non lucratives avec. Et un grand nombre de chômeurs arrive avec des qualifications correspondant à des postes en voie de disparition…
Fin du contrat… Que se passe-t-il ?
Tout d’abord, votre employeur, peut proposer au (à la) salarié(e) à la fin des cinq ans, de transformer l’emploi jeune en CDI (Contrat à Durée Indéterminée). Attention, l’employeur n’est pas obligé de prévenir, à l’avance, le (la) salarié(e) de ses intentions de lui proposer un CDI. Si l’employeur garde le salarié après la date prévue par le contrat emploi-jeune, le contrat devient un CDI.
Que se passe-t-il si l’employeur décide de ne pas transformer l’emploi jeune en CDI ?
Le contrat emploi jeune ne donne pas droit, comme tous les contrats aidés, à l’indemnité de précarité, indemnité accordée aux autres CDD (Contrats à Durée Déterminée). Il est cependant possible au salarié de négocier cette indemnité avec son employeur sur un temps défini. Plusieurs associations accordent cette indemnité sur une base de un ou deux ans (10% de la rémunération brute globale).
Si le (la) salarié(e) ne peut prendre ses derniers congés payés, il (elle) doit toucher, en fin de contrat, une indemnité compensatrice de congés payés, égale, au minimum à 1/10e de son traitement brut total.
Le (la) salarié(e) a droit aux indemnités chômage. L’allocation est d’abord versée à taux plein (son montant est celui qui a été fixé, au début de l’indemnisation, en fonction du salaire antérieur) pendant une certaine durée, variable selon la durée d’activité antérieure et l’âge du (de la) chômeur (euse). Elle est ensuite diminuée tous les 6 mois.
Où s’adresser ?
À la caisse d’ASSEDIC dont on dépend (adresse fournie à l’ANPE). Il est intéressant de demander à son employeur quelques semaines avant de partir, de préparer votre attestation Assedic, afin que les démarches puissent aller plus vite. Attention : il faut demander l’examen de son dossier par la commission paritaire de l’Assedic.

A lire d’autres articles sur les contrats aidés : le contrat d’avenir ici et ici, le contrat initiative emploi (CIE), le contrat emploi solidarité (CES), ou encore des articles sur d’autres contrats précaires comme le contrat de professionnalisation ou le projet de contrat de mission. Et aujourd’hui le CNE et un témoignage "Le CNE c’est comme un CDI… Mon cul, oui !".

